Choisir ses mots avec soin

Passer par quatre chemins : la violence, la résistance et le pouvoir du langage


Le présent guide contient de l'information générale et n'a pas pour objet de fournir des avis juridiques. Pour obtenir de l'aide juridique, vous êtes priés de communiquer avec un avocat. (Version PDF, 471 ko, Aide PDF)

Allan Wade Ph.D. Centre for Response-Based Practice, Duncan (C.-B)

Colloque fédéral – le 19 avril 2010
Ancien hôtel de ville
111, promenade Sussex, Ottawa

Linda Coates, Ph.D.
Directrice, Département de psychologie, Okanagan College, Penticton (C.-B)
Directrice, Centre for Response-Based Practice, Duncan (C.-B)

Nick Todd
Calgary (Alberta)

Cathy Richardson
Activiste métisse, thérapeute
Professeure de travail social, Université de Victoria
Groupe d'experts des Nations Unies sur la violence faite aux femmes autochtones


Centre for Response-Based Practice

  • Services directs, victimes et auteurs d'actes de violence, enfants
    • Vol à main armée, violence conjugale, violence sexualisée, mauvais traitements dans le milieu de travail, intimidation, violence sociopolitique/torture, Premières nations, Métis, Inuits face au racisme et à la violence coloniale
  • Supervision clinique et consultation
    • Protection de l'enfance, refuges, aide aux victimes, thérapie
  • Recherche : langue et violence. Réponses sociales.
    • Justice pénale, santé mentale, services sociaux, musées, textes historiques, brochures, fiction, évaluations psychologiques.
  • Éducation et formation professionnelle sur la pratique basée sur la réponse.

Présentation d'aujourd'hui

  • Les réponses sociales efficaces reposent sur des récits exacts.
  • Observations sur la violence et la résistance
    • la résistance est omniprésente
    • la violence est un acte délibéré
    • la violence est un acte social
    • la violence est un acte unilatéral
  • Montre comment le langage est employé pour :
    • dissimuler la violence
    • occulter la responsabilité du délinquant
    • dissimuler la résistance des victimes
    • blâmer les victimes, leur attribuer une pathologie
  • Pistes sur la façon d'utiliser le langage de façon plus judicieuse.

Réponses sociales aux victimes de violence

  • Peut-être le meilleur indicateur du degré de détresse de la victime
  • Réponses sociales positives
    • Les victimes ont tendance à récupérer rapidement et complètement
  • Réponses sociales négatives
    • Les victimes reçoivent un éventail de diagnostics de maladie mentale
    • Détresse plus grande à court terme et à long terme
    • Les victimes sont moins susceptibles de s'ouvrir aux autorités et de collaborer avec elles
  • Les personnes marginalisées sont plus susceptibles de recevoir des réponses sociales négatives (Autochtones, LGBTQ, personnes handicapées, pauvres)
  • Les réponses sociales ont un lien commun avec les manières de conceptualiser et de « représenter » la violence, les victimes et les délinquants.

Des réponses socialement justes dépendent d'un récit exact

« La compréhension des circonstances uniques, particulières et concrètes d'une quelconque situation est le premier pas indispensable pour régler les problèmes que pose cette situation. »

David Trimble (1998)

La difficulté d'obtenir des récits exacts

  • Les délinquants dissimulent leur violence et créent un climat de secret
  • Les victimes dissimulent (souvent) leur résistance, pour des raisons de sécurité
  • La divulgation ouverte est souvent dangereuse
  • Les victimes et les personnes marginalisées ont peu accès au discours public
  • Les délinquants utilisent le langage pour dissimuler et justifier la violence
  • Des professionnels dans différents rôles utilisent le langage de façons qui occultent les événements en question

« Les circonstances uniques, particulières et concrètes »

La violence est un acte social

  • La violence implique au moins deux personnes et survient au niveau de l'action sociale
  • Donc, pour que les descriptions soient complètes et exactes, elles doivent comprendre les actions des deux personnes
  • Exemple : récits contrastants d'une agression sexuelle

Premier récit d'une agression sexuelle :

Il l'a suivie sur le trottoir. Il s'est dépêché pour la rattraper. Il l'a ensuite attrapée par les épaules et l'a jetée au sol. Il l'a traînée vers les buissons. Puis, il a pris une roche, l'a placée au-dessus de la tête de la victime et a menacé de la tuer si elle criait. Il l'a traitée de noms dégradants. Il a collé sa bouche de force sur la figure de la victime et a tenté de défaire sa ceinture. Il a saisi ses pantalons pour les lui enlever. Puis il l'a dominée et violée.

Deuxième récit d'une agression sexuelle

Il la suivait sur le trottoir. Elle a commencé à marcher plus rapidement. Il s'est dépêché pour la rattraper. Elle s'est éloignée sur le côté. Il l'a ensuite attrapée par les épaules et l'a jetée au sol. Elle a roulé sur le sol pour s'enfuir. Ensuite, il l'a traînée vers les buissons. Elle s'est accrochée aux racines d'un arbre pour l'empêcher de la traîner dans les buissons. Il l'a dominée et l'a amenée dans les buissons. Elle a commencé à crier. Il a pris une roche, l'a placée au-dessus de la tête de la victime et a menacé de la tuer si elle criait. Elle a cessé de crier. Il l'a traitée de noms dégradants. Elle a dit : « Vous ne voulez pas faire cela. Vous ne voulez pas me faire du mal. » Il a collé sa bouche de force sur la figure de la victime. Elle a tourné la tête. Il a ensuite tenté de défaire sa ceinture. Elle a tourné le corps pour qu'il ne puisse pas défaire sa ceinture. Puis, il a saisi ses pantalons pour les lui enlever. Elle a croisé les chevilles pour l'empêcher d'enlever ses pantalons. Il l'a dominée et l'a violée. Elle s'est mise molle pour éviter de se faire blesser et elle est partie ailleurs dans son esprit.

Récits contrastants

  • Quelle est la différence entre ces deux récits?
  • Quel récit est plus complet et plus précis?
  • Comment la victime a-t-elle réagi et résisté?
  • Dans quel récit toute l'ampleur et la délibération de la nature de la violence se distingue-t-elle le plus?

Les conséquences des récits contrastants

  • Les récits qui omettent les réactions ou la résistance de la victime :
    • dépeignent les victimes comme passives (consentement implicite);
    • renforcent les stéréotypes négatifs à l'égard des victimes;
    • dissimulent la façon dont les agresseurs répriment la résistance de la victime;
    • dissimulent toute l'ampleur et la nature délibérée de la violence.
  • Dissimuler la résistance, c'est dissimuler la violence.
  • Les évaluations précises (p. ex., protection de l'enfance, santé mentale) doivent comprendre le récit des réactions ou des gestes résistance de la victime face à la violence afin de révéler les efforts des délinquants à contenir cette résistance.

« Les circonstances uniques, particulières et concrètes »

La violence est un acte unilatéral (Coates, 1994, 1996)

  • La violence consiste en des actes posés par une personne contre la volonté et le bien-être d'une autre personne.
  • Actes mutuels par opposition à actes unilatéraux
    • Serrer la main ou secouer la main
    • Boxer
    • Embrasser
  • Les actes mutuels impliquent un consentement, une action concertée, une coreprésentation
  • Citation d'un génie canadien anonyme

Unilatéral

  • Colle de force sa bouche sur la sienne
  • Violence conjugale, coups
  • Pénétration vaginale forcée
  • Coups, attaque, agression
  • Intimidation au travail
  • Invasion, génocide

Mutuel

  • Baiser
  • Relation d'exploitation
  • Sexe, rapport sexuel
  • Dispute, conflit, engueulade
  • Conflit de personnalité
  • Guerre, conflit, problème de relation historique

Rhétorique colonialiste

[Traduction] La colonisation a toujours été basée sur l'existence d'un besoin et d'une dépendance. Ce ne sont pas tous les peuples qui peuvent être colonisés, seulement ceux qui sentent que ce besoin leur convient. Dans presque tous les cas où les Européens ont fondé des coloniesnous pouvons dire que la colonisation était attendue, voire espérée, dans l'inconscient de leurs sujets (Mannoni, 1947, cité par Macey)

Violence conjugale

[Traduction] Les caractéristiques des partenaires les poussent à rester ensemble À mesure que les partenaires maltraités s'adaptent et deviennent plus conciliants les caractéristiques des partenaires les rendent de plus en plus dépendants l'un de l'autre. Après une longue période de violence, ils développent des caractéristiques complémentaires : agressif/passif, exigeant/conciliant, accusateur/enclin à accepter la culpabilité (Anonymous Family Violence Project, 2008)

Violence conjugale, agression sexuelle : remarques d'un juge

[Traduction] « L'appelant et sa femme se disputaient...M. X a été contrarié par quelque chose qui s'est dit au cours de cette dispute. Il a donc saisi sa femme au cou et a serré jusqu'à ce qu'elle en perde presque conscience. Il l'a ensuite relâchée. Cela a mis fin à la dispute. Le fait que la première des deux agressions soit survenue spontanément au cours d'une dispute n'est pas en litige. En ce sens, on peut dire qu'elle n'était pas préméditée. Il était disposé à consulter un professionnel pour son comportement colérique et ses problèmes conjugaux. Il a exprimé de profonds remords pour ce qui s'est passé et son désir d'améliorer sa relation conjugale. Ils sont allés au lit et il lui a dit : « Jane, je vais devoir te baiser une autre fois » et il a eu des rapports sexuels avec elle Il est évident qu'il y avait des difficultés dans le mariage. »

Un homme fait un retrait bancaire non autorisé

Agence de transmission basée sur la réponse

[Traduction] Vancouver. Des policiers ont arrêté hier Martin Jones qui aurait négocié un retrait non autorisé au montant de 500 000 $ de la Banque olympique du Canada. La caissière qui a accepté l'opération lorsque l'homme lui a braqué une arme au visage n'a pas été blessée. « Je suis simplement heureuse que l'incident soit terminé », a dit Kerry Lightly, qui a été victime de trois opérations similaires au cours des dernières années. « Je ne sais pas pourquoi ces clients me choisissent. » Le directeur de la banque, M. R.E. Tentive, a mentionné que Mme Lightly recevrait « une aide psychiatrique pour soulager son angoisse et faire en sorte qu'elle n'attire plus de clients cupides ». M. Jones avait été mis en liberté sous conditions qu'il n'ait aucun contact avec des commis de banque et qu'il suive un traitement spécialisé pour la « richessophilie », un trouble congénital, plus courant chez des parents biologiques au premier degré, caractérisé par la quête obsessive et compulsive de l'autonomie financière.

Mutualisation

  • Occulte, atténue la responsabilité de l'agresseur
  • Est associée à des peines réduites
  • Insinue le consentement de la victime
  • Dépeint la victime comme coagente, coresponsable
  • Dissimule la résistance de la victime
  • Blâme la victime, lui attribue une pathologie

Mutualisation des interventions

  • Violence au travail - Règlement de conflits
  • Mauvais traitements envers des enfants/conjoints - Médiation
  • Intimidation - Communication non violente
  • Génocide - Réconciliation

Passer d'un seul mot à des unités de sens plus larges

mutualisation
comment utiliser la mutualisation
comment utiliser les expressions de mutualisation
comment utiliser les expressions de mutualisation pour créer
comment utiliser les expressions de mutualisation pour créer des unités de sens plus larges

Agression sexuelle d'une mineure

Remarques du juge (2004)

[Traduction] En janvier 1997, peu de temps après qu'Hazel se soit installée dans son nouveau foyer « sûr », Gordon Hunter (parent d'accueil) a commencé à avoir des rapports sexuels avec elle. Le premier incident est survenu dans une caravane garée devant la maison, où Gordon réparait le système d'approvisionnement en eau et où Hazel le regardait travailler. Il a commencé à l'embrasser et il l'a renversée sur le lit dans la caravane. Il a sorti un condom de sa poche et a dévêtu Hazel. Il a ensuite agressé sexuellement Hazel, une fille péripubère de 11 ans. Sans égard à l'ordonnance lui interdisant de s'approcher d'Hazel, l'accusé a continué de la rencontrer et de l'agresser sexuellement jusqu'au début de 1998. À au moins une occasion, l'accusé a eu des rapports sexuels avec Hazel dans un parc public. La relation sexuelle de M. Hunter et d'Hazel a été dévoilée au début de l'instance.

Hazel

rapports
rapports sexuels
rapports sexuels avec elle
a commencé à avoir des rapports sexuels avec elle

relation
relation sexuelle
a eu une relation sexuelle
a eu une relation sexuelle avec
l'accusé a eu une relation sexuelle avec Hazel

relation
relation sexuelle
la relation sexuelle
la relation sexuelle de M. Hunter et de Hazel
la relation sexuelle de M. Hunter et de Hazel a été dévoilée

Revue Macleans (2009) : Un prêtre agresse sexuellement trois garçons

[Traduction] En 1969, John Swales et ses frères ont fréquenté un camp d'été pour enfants à faible revenu où ils ont rencontré un bénévole charmant, plus grand que nature, le père Barry Glendinning. Le prêtre n'a pas tardé à devenir un grand frère de remplacement. Il a gagné la confiance des parents des garçons, leur offrait de la pizza, les amenait au cinéma, leur donnait de l'alcool et, lorsque l'occasion s'est présentée, il les a initiés au sexe. John avait dix ans au moment de la première agression. « Tout ce que vous pouvez vous imaginer, il l'a fait, a dit Swales. La répercussion est si intense et si profonde que cela va au-delà de ma capacité à l'exprimer. Quand vous avez des rapports sexuels à l'âge de dix avec votre prêtre, c'est assez étrange. » La famille de John a remporté un jugement sans précédent de 1,3 million de dollars contre Glendinning et le diocèse de London, mais seulement au terme d'une âpre bataille judiciaire qui s'est étirée sur des années.

Prêtre

sexe
au sexe
initiés au sexe
les a initiés au sexe
Lorsque l'occasion s'est présentée, il les a initiés au sexe

rapports sexuels
avez des rapports sexuels
vous avez des rapports sexuels à l'âge dix ans avec
vous avez des rapports sexuels à l'âge de dix ans avec votre prêtre
Quand vous avez des rapports sexuels à l'âge de dix ans avec votre prêtre, c'est assez étrange

Un homme de Kamloops accusé de proxénétisme avec un enfant

Le quotidien Vancouver Province, 2009

[Traduction] Un homme de 33 ans qui aurait semble-t-il voulu acheter les faveurs sexuelles d'une fillette de trois à cinq ans est demeuré détenu par la police lundi. L'homme a été arrêté samedi soir dans une maison de Kamloops où il s'était rendu, croyant qu'il allait rencontrer une fillette pour avoir des rapports sexuels avec elle. Les policiers avaient reçu un signalement d'une personne qui disait avoir reçu un message texte du suspect. « L'auteur du message aurait demandé à la personne de lui procurer une fillette de trois à cinq ans pour avoir des rapports sexuels, disant qu'il paierait pour le service en versant une commission », révèle le sergent Scott Wilson. L'homme a été arrêté et accusé de proxénétisme en application de l'article 212 du Code criminel. Selon Wilson, le suspect est connu des policiers et il avait été accusé d'une infraction sexuelle commise contre une personne de moins de 12 ans en 2008. Le policier a ajouté que l'homme avait été condamné pour agression sexuelle en 1999.

Homme de Kamloops

faveurs sexuelles
faveurs sexuelles d'une
faveurs sexuelles d'une fillette de trois à cinq ans
acheter les faveurs sexuelles d'une fillette de trois à cinq ans
voulu acheter les faveurs sexuelles d'une fillette de trois à cinq ans

rapports sexuels
pour avoir des rapports sexuels
une fillette pour avoir des rapports sexuels avec elle
rencontrer une fillette pour avoir des rapports sexuels avec elle
croyant qu'il allait rencontrer une fillette pour avoir des rapports sexuels avec elle

sexuelles
faveurs sexuelles
pour des faveurs sexuelles
proxénétisme pour des faveurs sexuelles
l'homme a été arrêté pour proxénétisme pour des faveurs sexuelles

Déformer les intentions : Faire de l'inférence mentale à partir de récits déformés

voulu acheter les faveurs sexuelles d'une fillette de trois à cinq ans

croyant qu'il allait rencontrer une fillette pour avoir des rapports sexuels avec elle

l'homme a été arrêté pour proxénétisme pour des faveurs sexuelles

Alternative dans l'affaire de l'homme de Kamloops

violer
pour violer
une fillette pour violer
enlever une fillette pour violer
planifier d'enlever une fillette pour violer

The West Australian

20 mars 2010, p. 3

« [Traduction] Hickey offre un emploi à un prêtre coupable d'agression sexuelle

Un prêtre catholique condamné pour des infractions sexuelles commises contre des enfants alors qu'il enseignait la religion occupe un poste décrit comme un rôle de leadership, que lui a offert l'archevêque de Perth, Barry Hickey.

Michael Slattery a admis avoir commis des actes indécents contre une fillette de 14 ans alors qu'il travaillait comme professeur de religion dans une école pour filles de Sydney.

Le père Slattery avait été condamné à une peine de prison avec sursis de 18 mois pour avoir enlacé et embrassé la fillette, avec laquelle il s'était lié d'amitié, et s'être masturbé devant elle, sur une période d'environ un an. »

Homme arrêté dans une dispute à la poêle à frire

Ottawa : Agence de nouvelles basée sur la réponse

[Traduction] Les choses se sont un peu trop enflammées dans la cuisine pour Bill et Sue Smith hier, alors qu'un désaccord au sujet du dîner a mal tourné. Sue a reçu un coup de poêle à frire sur la tête et on l'a conduite à l'hôpital pour soigner des blessures mineures, après que des policiers et des ambulanciers aient été appelés sur les lieux. Alors qu'on l'embarquait dans l'ambulance, elle s'est exclamée : « Recevoir un coup de poêle à frire sur la tête, ce n'est pas ce que j'appelle cuisiner! »

Bill a été arrêté et relâché. Il a dit : « Je me sens très mal de ce qui est arrivé. La cuisine a toujours été une source de tension dans notre relation. Nous arrivons à la maison fatigués et affamés et nous ne pouvons tout simplement pas communiquer. » En raison de l'origine des problèmes de famille, la sauce crémeuse au basilic de Sue a tout déclenché pour Bill qui s'est mis en colère : « Je ne peux pas laisser la cuisine de Sue m'atteindre de cette façon ». Le couple compte suivre un nouveau programme fondé sur l'expérience clinique, offert par le Centre de thérapie familiale d'Ottawa, pour les couples pris dans le cycle des conflits culinaires.

Pour conclure

  • Les études révèlent que les faux récits et les récits déformés sont monnaie courante dans le milieu de la justice pénale et des services sociaux.
  • Ces récits ne sont ni aléatoires ni incohérents : ils impliquent plutôt l'utilisation systématique de dispositifs linguistiques particuliers.
  • Ils portent systématiquement préjudice aux victimes et profitent aux agresseurs, en ce sens qu'ils sont systématiques et préjudiciables aux victimes.
  • Les récits dénaturés violent les droits des victimes à la protection égale de la loi.
  • De plus, ils continuent de favoriser des réponses sociales injustes et inefficaces à la violence sous toutes ses formes.

Enfin

  • Nous avons constaté que l'élaboration de récits plus fidèles et justes constitue un processus simple qui apporte un bénéfice immédiat aux victimes...et aux délinquants.
  • En partie, notre rôle consiste à :
    • révéler la violence, au sens large;
    • expliquer la responsabilité du délinquant;
    • élucider les réponses et la résistance des victimes;
    • contester le blâme et la pathologie attribués aux victimes.
  • Le domaine n'est pas réservé aux experts : c'est une pratique de « témoignage » à la défense des droits de la personne, une pratique pour laquelle nous sommes tous qualifiés, une pratique à laquelle nous nous livrons déjà dans les cafés et autour de la table de la cuisine.

Merci

Centre for Response-Based Practice
Duncan (C.-B.) Canada

Linda Coates, Cathy Richardson, Allan Wade

Activité de formation à venir

Mind the Gap:
Introduction to Response-Based Practice
12 au 14 mai 2010, Kamloops (C.-B.) Canada

allanwade@shaw.ca

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